La série 700 regroupe des antigènes érythrocytaires de faible fréquence (Low-Frequency Antigens, LFA), présents chez moins de 1 % de la population. Ces antigènes n'ont pas pu être intégrés à un système de groupes sanguins existant ou ne remplissent pas encore les critères nécessaires à la création d'un nouveau système de groupes sanguins.
Certains de ces antigènes présentent toutefois des liens avec des systèmes de groupes sanguins déjà connus. Par exemple, l'antigène Livesay semble être associé au système Lutheran. L'antigène HOFM pourrait quant à lui être associé au système Rh, notamment dans certaines situations caractérisées par une expression affaiblie de l'antigène RH2.
En raison de leur très faible fréquence dans la population, les anticorps dirigés contre ces antigènes sont rarement rencontrés en pratique transfusionnelle. Leur importance clinique lors d'une transfusion semble généralement limitée. Cependant, certains de ces anticorps peuvent avoir une signification clinique importante pendant la grossesse et être responsables d'une maladie hémolytique du fœtus et du nouveau-né (MHNN).
La gravité de la MHNN varie selon la spécificité de l'anticorps. Une forme sévère de MHNN a notamment été rapportée avec l'anti-HJK (700049). L'anti-REIT (700054) a également été associé à une hémolyse fœtale importante ayant nécessité des transfusions in utero.
D'autres anticorps peuvent être responsables de formes moins sévères. Les anti-JFV (700044) et anti-JONES (700047) ont notamment été associés à des MHNN modérées, prises en charge par photothérapie. L'anti-Bi (700005) a également été rapporté dans des cas de MHNN.
La faible fréquence de ces antigènes rend leur étude particulièrement difficile. Le nombre limité de personnes porteuses de ces antigènes et le faible nombre de cas d'immunisation disponibles limitent les connaissances concernant leur expression, leur génétique et leur importance clinique.
La série 700 constitue ainsi un ensemble d'antigènes rares dont l'étude repose principalement sur l'identification de cas exceptionnels et sur l'analyse des anticorps correspondants. Leur faible fréquence explique également pourquoi ils peuvent être difficiles à identifier lors des recherches immuno-hématologiques courantes.
