Don du Sang en France

Sécurité transfusionnelle

La sécurité transfusionnelle repose sur la maîtrise de l’ensemble des étapes de la chaîne transfusionnelle, du donneur jusqu’au receveur. Le don constitue la première étape de cette chaîne et joue un rôle essentiel dans la sécurité des patients transfusés.

La sélection du donneur repose notamment sur le questionnaire et l’entretien pré-don, au cours desquels sont recherchées les situations susceptibles de présenter un risque pour le donneur ou le receveur. Certaines situations entraînent ainsi un ajournement temporaire ou définitif du don.

La qualification biologique du don constitue une autre étape majeure de la sécurité transfusionnelle. Des analyses sont réalisées sur chaque don afin de rechercher notamment certains agents infectieux transmissibles par transfusion. Toutefois, aucun dépistage ne permet de garantir une absence absolue de risque. Lorsqu’un don est réalisé peu de temps après une contamination, l’agent infectieux ou les marqueurs recherchés peuvent être présents en quantité insuffisante pour être détectés par le test utilisé. Cette période est appelée période fenêtre.

C’est pourquoi l’information communiquée par le donneur reste essentielle. Si celui-ci développe une maladie ou présente un événement susceptible d’avoir une incidence sur son don dans les jours qui suivent le prélèvement, il doit contacter rapidement l’EFS. Cette information post-don permet, si nécessaire, de bloquer ou d’écarter les produits issus du don concerné.

La sécurité repose également sur la traçabilité et l’identification du donneur, des prélèvements et des produits sanguins. Chaque don est associé aux échantillons biologiques correspondants, ce qui permet de relier les résultats des analyses aux produits issus du don et de prendre les mesures nécessaires en cas d’anomalie.

Photo de produits sanguins labiles avant préparation

Enfin, les conditions de prélèvement participent également à la sécurité. La désinfection du site de ponction, réalisée selon des procédures précises, contribue à limiter le risque de contamination bactérienne du produit sanguin et le risque infectieux pour le donneur.

La sécurité transfusionnelle ne s’arrête donc pas au don. Elle se poursuit tout au long de la chaîne transfusionnelle, depuis la sélection du donneur et la qualification biologique du don jusqu’à la préparation, la conservation, la délivrance et la transfusion du produit au patient.