Actualité du don de sang et de la transfusion
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Une pénurie de sang critique au Cameroun

photo de produits sanguins labiles prêts à être transfusés

Le Cameroun traverse une nouvelle crise liée au manque de sang dans ses structures sanitaires, comme à l'hôpital central de Yaoundé, où la banque de sang est désormais en situation critique, avec un stock quasiment nul.

Cette pénurie n’est pas un cas isolé. D’après les données relayées par la presse nationale, les besoins annuels du pays sont estimés à environ 400 000 poches de sang, mais les quantités collectées restent largement insuffisantes.

En 2024, environ 165 708 poches ont été recueillies, couvrant moins de la moitié des besoins. Les années précédentes confirment cette tendance, avec une couverture encore plus faible, soulignant la persistance du déficit.

Au cœur du problème, les autorités sanitaires pointent la faible proportion de dons volontaires et réguliers. Une grande partie des dons provient encore de donneurs dits de remplacement, souvent mobilisés en urgence par les familles de patients.

Les freins au don sont multiples. Le manque de sensibilisation, l’absence d’une culture du don bien ancrée et certaines craintes liées à la sécurité des prélèvements freinent encore la mobilisation. Malgré cela, le pays dispose d’un réseau de près de 473 formations sanitaires impliquées dans la transfusion sanguine, et des programmes soutenus par des partenaires internationaux ont permis d’améliorer certains équipements et capacités locales.

Face à ces défis, un nouveau plan stratégique national pour 2025-2030 a été adopté afin de renforcer le système transfusionnel. L’objectif est d’atteindre l’autosuffisance en sang sécurisé grâce à une meilleure organisation, une décentralisation des services et une promotion accrue du don volontaire.