
L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a publié son rapport d'activité 2024 sur l'hémovigilance, qui assure la surveillance de l'ensemble de la chaîne transfusionnelle, de la collecte du sang au suivi des patients receveurs.
Selon le rapport, la majorité des effets indésirables observés sont non sévères et comparables aux années précédentes, confirmant la sécurité du don et de la transfusion en France.
En 2024, 115 effets indésirables graves ont été déclarés pour plus de 1,5 million de donneurs. Il s’agissait principalement de malaises vagaux, de carences en fer ou d’aggravations d’anémie. La plupart de ces incidents n’ont eu aucune conséquence ou ont entraîné seulement de courts arrêts de travail. Depuis le 2 janvier 2024, seuls les effets graves sont signalés au niveau national, en cohérence avec la réglementation européenne.
Plus de 520 000 patients ont été transfusés en 2024, avec 5 431 effets indésirables imputables aux transfusions, soit une légère hausse de 0,4 % par rapport à 2023. Parmi eux, 92 % étaient non sévères, comprenant des allergies, des allo-immunisations ou des réactions fébriles. Les effets graves restent rares, représentant seulement 8 % des cas, et concernent des complications connues comme l’œdème pulmonaire de surcharge ou des réactions allergiques sévères.
Le rapport recense 2 545 incidents de la chaîne transfusionnelle et 1 880 informations post-don, majoritairement de nature infectieuse. Un seul cas grave de transmission bactérienne par transfusion a été signalé, conduisant au décès d’un patient très fragile, tandis que les infections transmises restent exceptionnelles.
Globalement, l’hémovigilance 2024 confirme que le système français de surveillance transfusionnelle est efficace. Les incidents graves sont rares et les mesures de sécurité, telles que l’inactivation des agents pathogènes et le suivi post-don, garantissent la sécurité des donneurs et des receveurs.