
Une étude publiée en 2026 dans la revue Environment & Health met en lumière une découverte inattendue : des particules de microplastiques ont été retrouvées sur les globules rouges stockés dans des poches en PVC.
Les analyses montrent que les poches peuvent libérer davantage de particules au fil du temps. Après 30 jours, leur concentration avait augmenté de manière importante, notamment dans la solution MAP. La température et les mouvements liés au transport semblent également favoriser la dégradation du PVC et la libération de ces particules.
Cette découverte soulève des interrogations sur les conséquences éventuelles de ces microplastiques sur les globules rouges. Les chercheurs ont observé, lors d’expériences en laboratoire, des modifications de leur forme, une augmentation de l’hémolyse et une diminution de leur taux d’ATP, une molécule essentielle à leur fonctionnement.
Pour autant, il est encore trop tôt pour affirmer que ces particules présentent un danger pour les patients transfusés. L’étude a principalement été menée en laboratoire et comporte plusieurs limites. Les chercheurs eux-mêmes appellent à poursuivre les recherches afin de mieux comprendre l’exposition réelle des patients et ses éventuelles conséquences cliniques.
Les scientifiques ont toutefois identifié une piste pour limiter cette présence : la filtration des solutions de conservation. Dans leurs expériences, une ultrafiltration a permis d’éliminer environ 78 à 85 % des microplastiques. Une piste prometteuse, mais qui devra encore être étudiée avant d’envisager une éventuelle application dans les systèmes de transfusion.