
La Croix-Rouge de Belgique lance un appel d'urgence pour renforcer les dons de plasma, une ressource vitale pour les patients immunodéprimés, et réduire la dépendance du pays des importations américaines pour produire certains traitements dérivés du plasma.
Le plasma, qui représente environ la moitié du volume sanguin, contient des protéines essentielles, notamment des anticorps utilisés pour traiter des patients atteints de déficits immunitaires ou de maladies rares.
Pourtant, en 2018, près de 70 % des traitements administrés en Europe étaient élaborés à partir de plasma collecté aux États-Unis. La Croix-Rouge a donc intensifié ses campagnes afin de tendre vers une plus grande autosuffisance.
Mais l’objectif reste difficile à atteindre. Les besoins augmentent aussi vite, si pas plus vite que les prélèvements. L’amélioration du diagnostic et l’élargissement des indications thérapeutiques entraînent une hausse constante de la demande. Aujourd’hui, la Belgique demeure dépendante à 50 % du plasma américain.
Cette dépendance soulève également des questions éthiques. Aux États-Unis, le don de plasma est rémunéré. Certaines personnes, parfois en situation précaire, sont prêtes à mentir sur leur état de santé pour boucler leur fin de mois. Pour atteindre ses objectifs 2026, la Croix-Rouge devra collecter 57 000 dons de plasma, soit 10 000 de plus que l’an dernier, un défi majeur pour garantir un approvisionnement sûr et durable.