Actualité du don de sang et de la transfusion
partager sur facebookpartager sur twitter

Mesures de securité supplémentaires pour les dons

Photo d'une collecte de don du sang dans une salle de collecte

La progression des maladies transmises par les moustiques conduit les autorités sanitaires françaises à renforcer leur vigilance autour du don de sang et ainsi mettre en place des mesures de sécurité supplémentaire pour la dengue, le chikungunya et le virus du Nil occidental.

En France hexagonale, la surveillance de ces infections est particulièrement renforcée pendant la période d’activité des moustiques, du 1er mai au 30 novembre. En 2026, Santé publique France surveille notamment la circulation de ces virus et la présence de leurs moustiques vecteurs. 

La première mesure de protection intervient avant même le prélèvement. Lors de l’entretien préalable au don, l’état de santé du candidat, ses éventuels symptômes et ses voyages récents sont examinés. Selon les règles publiées par l’Établissement français du sang (EFS), un séjour récent dans une zone où circulent le West Nile, la dengue ou le chikungunya peut entraîner une contre-indication temporaire au don de sang. 

Le dispositif ne repose toutefois pas uniquement sur l’exclusion temporaire de certains donneurs. Les dons font également l’objet d’analyses biologiques, et les mesures peuvent être renforcées lorsqu’une circulation virale est identifiée dans une zone donnée. Cette surveillance permet de rechercher une éventuelle contamination chez des donneurs qui ne présentent pas nécessairement de symptômes. 

Pour la dengue et le chikungunya, les mesures sont également adaptées au contexte épidémiologique. La présence de cas importés ou autochtones peut conduire à renforcer la surveillance et à prendre des mesures ciblées sur les collectes ou les donneurs exposés.

Cette organisation vise donc à trouver un équilibre entre la protection des patients transfusés et le maintien des réserves de sang. La surveillance des arboviroses devient d’autant plus importante que le moustique tigre, vecteur de la dengue et du chikungunya, est désormais largement présent en France hexagonale, tandis que le virus West Nile est également surveillé sur le territoire.