
Selon les autorités sanitaires de Tunisie, le stock national ne couvre actuellement qu'à peine cinq jours de besoins, un seuil critique qui fragilise l'ensemble du système de transfusion et alerte sur l'urgence d’une mobilisation accrue des citoyens.
Dans une déclaration, la responsable du Centre national de transfusion sanguine a évoqué un déficit structurel persistant. Chaque année, le pays aurait besoin d’environ 40 000 dons supplémentaires pour répondre pleinement à la demande et assurer un approvisionnement stable en produits sanguins, indispensables aux soins médicaux.
Les chiffres récents confirment cette tension. En 2025, près de 250 000 unités de sang ont été collectées, alors que les besoins réels sont estimés entre 290 000 et 300 000 unités. Cet écart significatif met en lumière les difficultés du système à atteindre l’autosuffisance et à garantir la disponibilité continue de cette ressource vitale.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que les besoins en sang restent constants, voire en augmentation, en raison des interventions chirurgicales, des accidents ou encore des maladies chroniques nécessitant des transfusions régulières. Un stock insuffisant peut ainsi avoir des conséquences directes sur la prise en charge des patients.