
L'Australie a officiellement assoupli ses règles d'accès au don du sang en supprimant les distinctions fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre, permettant ainsi de recueillir jusqu'à 20 000 dons supplémentaires chaque année.
Depuis le 20 avril 2026, les hommes gays et bisexuels ainsi que les personnes trans peuvent donner leur sang dans les mêmes conditions que l’ensemble des donneurs, ont annoncé les autorités sanitaires australiennes.
Les anciennes restrictions remontaient aux années 1980, au début de l’épidémie de VIH, lorsque les outils de dépistage ne permettaient pas de détecter rapidement certaines infections dans le sang collecté. Les autorités avaient alors instauré des critères stricts visant certains groupes considérés comme plus exposés au risque.
Au fil des années, ces règles avaient déjà été progressivement allégées, notamment avec la réduction du délai d’abstinence exigé avant un don. Avec cette nouvelle réglementation, l’Australie adopte une approche fondée sur le risque individuel plutôt que sur l’appartenance à une catégorie de population.
Tous les candidats au don remplissent désormais le même questionnaire médical, centré uniquement sur les comportements récents pouvant présenter un risque pour la sécurité transfusionnelle. Les hommes ne sont ainsi plus interrogés spécifiquement sur leurs relations avec d’autres hommes.
Les autorités sanitaires précisent que les critères médicaux habituels restent pleinement appliqués, notamment en ce qui concerne l’âge, l’état de santé général ou le taux de fer. La stabilité d’une relation monogame peut également être prise en compte, mais selon des règles identiques pour tous les donneurs. Cette réforme s’inscrit dans une évolution déjà amorcée en 2025, lorsque certaines restrictions liées au don de plasma avaient été supprimées.
Pour les autorités australiennes, cette évolution permet de maintenir un haut niveau de sécurité transfusionnelle tout en mettant fin à des règles jugées discriminatoires par de nombreuses associations et experts de santé publique.