Comme chaque année, l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité des Médicaments) publie le bilan des données nationales d'hémovigilance relatives à la surveillance de l'ensemble de la chaîne transfusionnelle (de la collecte de sang au suivi des receveurs).
L’hémovigilance est la surveillance, l’évaluation et la prévention des incidents et des effets indésirables survenant chez les donneurs et les receveurs de produits sanguins labiles (PSL). Elle s’applique à l’ensemble de la chaîne transfusionnelle, c’est-à-dire de la collecte des PSL jusqu’au suivi des receveurs.
En 2023, 7 723 effets indésirables imputables au don ont été déclarés au système d’hémovigilance pour 1 547 679 donneurs. Les effets indésirables chez les donneurs de sang (EIGD) sont sans conséquence pour le donneur dans près de 96%. Avec 87 % des déclarations, le malaise vagal est l’effet indésirable le plus fréquemment rapporté. Les réactions locales (hématome, ponction artérielle, etc.) constituent le second effet en termes de fréquence. Seulement 1 % des EIGD nécessite un traitement médical.
L'année dernière, 524 196 patients ont été transfusés. Ces transfusions ont donné lieu à la déclaration de 5 412 effets indésirables imputables à la transfusion, en augmentation de 1,5 %. Pour les receveurs, 92 % des effets indésirables imputables à la transfusion (imputabilité probable ou certaine) sont non sévères.
Ce sont essentiellement, par ordre de fréquence, des allo-immunisations isolées (dont 99,5 % de grade 1, la gravité la plus faible), des réactions fébriles non hémolytiques (dont 97,2 % de grade 1) et des allergies (dont 73,3 % de grade 1). Les effets indésirables graves (grade 2 à 4) représentent 8 % des effets indésirables imputables à la transfusion. Ce sont essentiellement des effets indésirables connus (allergie, œdème pulmonaire de surcharge, hémolyse retardée chez le drépanocytaire, etc.).
Ce rapport met en évidence que le don de sang et la transfusion sanguine sont toujours très sécurisés.