
La sécurité des transfusions sanguines s'est nettement améliorée au Québec au cours des dernières années avec un taux de réactions liées aux produits sanguins labiles en diminution de 37 % entre 2005 et 2022.
En 2022, 2 346 réactions transfusionnelles ont été analysées. La majorité étaient considérées comme bénignes, notamment des réactions fébriles ou de légères réactions allergiques. Le système d’hémovigilance québécois étant volontaire, les autorités soulignent toutefois qu'une partie des réactions pourrait ne pas être déclarée.
Plusieurs mesures ont contribué à renforcer la sécurité des transfusions. Depuis 2004, les premiers millilitres prélevés lors d’un don sont recueillis dans une poche distincte afin de limiter notamment le risque de contamination bactérienne. Depuis 2005, les produits plaquettaires font également l’objet d’une culture bactérienne systématique, avec des contrôles renforcés au fil des années.
Ces dispositifs ont permis de faire fortement reculer certaines complications graves. Le rapport souligne notamment l’absence de cas d’infection bactérienne attribuable avec certitude à une transfusion parmi environ 240 000 doses de plaquettes entre 2016 et 2021. Les incompatibilités entre groupes sanguins ABO ont également diminué, grâce notamment à un meilleur partage des informations entre les banques de sang.
Malgré ces progrès, la vigilance reste indispensable. Les erreurs humaines et les réactions transfusionnelles doivent continuer à être surveillées afin de détecter rapidement tout nouveau risque. Pour les spécialistes, maintenir un système d’hémovigilance performant est essentiel pour continuer à améliorer la sécurité des patients et préserver la confiance dans la transfusion sanguine.