Actualité du don de sang et de la transfusion
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Trafic du sang augmente au Pakistan

Photo de produits sanguins labiles avant préparation

Au Pakistan, la crise de la Covid-19 a conduit à une forte augmentation du trafic de sang dans le pays afin de fournir du plasma convalescent à des patients prêts à payer pour en disposer de façon illégale.

Actuellement, le Pakistan subit une augmentation importante des cas de la Covid-19, et les hôpitaux doivent faire face à des pénuries de médicaments, de bouteilles d’oxygène et de produits sanguins labiles durant cette crise.

Le pays compte officiellement environ 193 000 cas pour 212,2 millions d’habitants. Afin de réduire le nombre de décès, les autorités pakistanaises ont commencé leurs propres essais cliniques portant sur la transfusion de plasma de donneurs infectés par la Covid-19.

Malheureusement, sur les 58 000 patients guéris, seulement 350 personnes ont accepté de donner leur plasma pour aider les patients infectés par ce virus. Cette pénurie de plasma pour réaliser ces traitements a conduit au développement d'un marché noir.

Selon le quotidien britannique The Guardian, des annonces de recherche et de vente sont apparues sur les réseaux sociaux. Le plasma se négocie entre 300 000 et 600 000 roupies, soit de 1 500 € à 3 200 € environ.

Certains médecins, témoins de ces échanges clandestins, ont lancé l’alerte. Dans le même temps, quelques Pakistanais ont dénoncé ces pratiques sur Twitter en les qualifiant d’immorales. La Haute Cour de la Province du Pendjab a examiné, mardi 23 juin 2020, une pétition prônant l’interdiction de la vente de plasma, impulsée par l’avocat Arshad Virk.